Entretien avec Vincent Vauclin : "Le Pass Sanitaire, un véritable coup d'État contre nos libertés"

À quelques jours de son instauration en France, et au lendemain de sa validation par le Conseil Constitutionnel, Vincent Vauclin revient pour nous sur les implications totalitaires du "Pass Sanitaire" et sur les perspectives de résistance. Depuis plusieurs mois, vous êtes mobilisé contre les mesures prises par le gouvernement pour faire face à l'épidémie de Covid-19. Comment analysez-vous cette crise sanitaire ?

En moins de deux ans, le monde que nous connaissions a été balayé par les évènements. L'épidémie a réveillé des atavismes profonds et archaïques qui, bien souvent, sont autant hermétiques à la raison qu'à toute mesure. Et c'est bien naturel : la peur de la maladie et de la mort, la crainte de perdre ses proches, la méfiance à l'égard de l'autre, la recherche de boucs émissaires, ou encore le besoin effréné d'autorité et de sécurité sont des sentiments instinctifs profondément ancrés dans la nature humaine. Ainsi, dans la stupeur des premiers mois de l'épidémie et profitant de cet état de sidération très largement induit par les médias, les autorités ont imposé des mesures de restrictions draconiennes dont chacun se souvient : confinement, couvre-feu, masque obligatoire, attestation, distanciation sociale etc... Des mesures exceptionnelles qui furent pourtant acceptées et globalement respectées dans la mesure où elles ne devaient être que provisoires, et surtout permettre un retour rapide à la normale. C'était en 2020. On connaît la suite. À mesure que les données statistiques étaient publiées et révélaient combien l'ampleur de cette crise sanitaire avait été exagérée, que le taux de mortalité du virus concerné était 10 voire 20 fois moindre qu'initialement annoncé, et que les restrictions imposées durant des semaines aux Français n'avaient finalement eu que très peu d'effets sur l'évolution de l'épidémie, il devenait de plus en plus évident que le Covid-19 n'était qu'un prétexte et que l'objet de toutes ces mesures de restrictions n'était certainement pas sanitaire. Comment expliquer autrement qu'en pleine période épidémique le gouvernement continue de supprimer des lits dans les hôpitaux ? Comment expliquer les invraisemblables interdictions de prescription imposées aux médecins ? Comment expliquer la manipulation systématique des données officielles ? Ou encore les campagnes de calomnies médiatiques dirigées contre les chercheurs, praticiens et scientifiques intègres qui se contentent de poser des questions ou de proposer des solutions thérapeutiques éprouvées et peu coûteuses ? Nous sommes nombreux à avoir eu spontanément la même réflexion : il y a quelque chose qui cloche dans tout ça. Tout se passe comme si cette "crise sanitaire" devait durer. Comme si tout retour à la normale était parfaitement exclu. Comme si l'état d'exception devait devenir la nouvelle norme, et que la menace invisible du virus et de ses innombrables variants devait à jamais rythmer nos vies.

Si toutes ces mesures ne relèvent pas d'une politique sanitaire, de quoi s'agit-il exactement ? De la plus vaste opération d'ingénierie sociale jamais conçue. Et je pèse mes mots. Je suis convaincu que toutes ces mesures de restrictions de nos libertés ne sont pas un moyen pour lutter contre la crise sanitaire : elles en sont l'unique finalité. Cela signifie que ladite "crise sanitaire" n'existe essentiellement que par la narration qu'en font les médias, et ce afin de légitimer un véritable coup d'État contre nos libertés et contre la démocratie. En d'autres termes, il s'agit d'une opération d'intoxication médiatique méthodiquement échafaudée à partir de données biaisées, de chiffres manipulés et de projections hasardeuses. Je ne nie pas, bien sûr, la réalité du virus Sars-Cov-2, un coronavirus somme toute bénin dans 99% des cas - dont l'origine, d'ailleurs, pose toujours question - et qui peut parfois induire des complications graves en l'absence de traitements et de soins prophylactiques. Des traitements qui, très curieusement, sont précisément ceux qui furent prohibés par le gouvernement au nom d'un principe de précaution pourtant largement bafoué lorsqu'il s'est agi d'imposer des protocoles de thérapies géniques expérimentaux - sur lesquels nous n'avons aucun recul et qui n'ont de "vaccins" que le nom - à des dizaines de millions de Français dupés par un invraisemblable matraquage médiatique et lassés des restrictions qui leur sont quotidiennement imposées. Bref, il est désormais évident que nous sommes confrontés à un véritable coup de force dont la principale finalité est la domestication des populations et l'extension du contrôle social par le traçage et le fichage généralisé. C'est d'ailleurs tout l'objet du "Pass Sanitaire" qui contrevient à tous nos principes constitutionnels et qui fut malgré tout voté et adopté par des parlementaires complices qui, tôt ou tard, devront en répondre. Comprenez-bien que tout cela ne fait que commencer. Beaucoup de gens croient encore qu'en cédant aux injonctions du pouvoir et en acceptant toujours plus de contraintes, ils finiront pas retrouver une vie normale et clore enfin cette parenthèse cauchemardesque. C'est exactement le contraire qui est vrai : les élites politico-médiatiques - ou ce qu'il est convenu d'appeler l'État profond - n'ont aucune intention de nous déconfiner. Il n'y aura jamais de retour à la normale. Je le répète : on n'a jamais vu dans l'Histoire un régime autoritaire restituer de lui-même les libertés qu'il a confisqué à sa propre population. Plus vous obtempérez, plus cela durera. Car il y aura toujours un virus ou un variant de virus, ou toute autre menace invisible et impalpable, qui n'existe essentiellement que par le truchement des médias et qui légitimera des mesures toujours plus arbitraires et attentatoires à nos libertés au nom de la sécurité collective.


Aujourd'hui, avec ce "Pass Sanitaire", la France s'apprête à instaurer un état d'exception permanent fondé sur la ségrégation des citoyens en fonction de leur état de santé - réel ou supposé - et de leur état vaccinal, c'est-à-dire un dispositif qui viole autant le secret médical que les fondements de l'état de droit, et qui aurait été tout simplement inimaginable sans la vaste opération d'intoxication et de sidération médiatique qui l'a précédé durant des mois. Admettre le recours à une telle disposition discriminatoire aujourd'hui, c'est accepter par avance toutes celles qui suivront demain. Car je suis convaincu que d'autres suivront. Du "Pass Sanitaire" au "Multipass" il n'y a qu'un pas que les élites ne tarderont évidemment pas à franchir, en instaurant une société de castes où l'ensemble de nos droits fondamentaux - y compris notre droit d'accès aux ressources disponibles, voire même notre droit à la reproduction - seront modulés en fonction de critères arbitraires et de notre degré de soumission idéologique au Système. Les ZFE (Zone à Faibles Émissions), déjà en vigueur dans certaines grandes villes de France, préfigurent déjà une forme d'apartheid écologique, interdisant à certains automobilistes de circuler parce que leurs véhicules sont trop anciens, donc présumés trop polluants. Dans un autre genre, Google a récemment adopté une politique de référencement unilatéralement favorable aux commerces et aux établissements estampillés Black-Owned ou LGBT-Friendly, au détriment, évidemment, de tous les autres. Les GAFAM sont d'ailleurs des précurseurs en la matière, décidant au gré de leurs standards arbitraires - toujours au mépris du droit local et en toute impunité - qui a le droit de s'exprimer sur Internet et qui ne le peut pas. En somme, ce qu'ils préparent n'est rien de moins que la transposition occidentale du crédit social à la chinoise, c'est-à-dire d'un dispositif d'ingérence et de surveillance systématique, rendu possible par le développement des nouvelles technologies (intelligence artificielle, Big Data, reconnaissance faciale, QR Code, drones...) et destiné à s'immiscer dans toutes les dimensions de notre vie quotidienne. Nous assistons à l'avènement d'un totalitarisme d'un nouveau type, bien plus pernicieux que tous ceux qui l'ont précédé, et qui devance déjà par certains aspects les prophéties dystopiques imaginées par Orwell et Huxley au siècle dernier...

Peut-on vraiment envisager qu'un tel degré de cynisme et de manipulation existe dans une société démocratique ? On ne manquera pas de vous accuser de complotisme... Il faut être d'une naïveté confondante ou d'une mauvaise foi à toute épreuve pour croire que la convergence d'intérêts, la planification d'une stratégie commune et la synchronisation des actions individuelles en fonction d'un agenda à moyen et long terme serait uniquement l'apanage du monde ouvrier - c'est ce qu'on appelle un syndicat - mais ne concernerait jamais les pontes de l'oligarchie globale, qui disposent pourtant de ressources autrement plus considérables à y allouer. L'accusation de complotisme est le nouvel avatar du reductio ad hitlerum, qui permet habilement d'escamoter les questions gênantes et de s'exonérer de penser la sociologie du pouvoir et ses médiations objectives pour se contenter de traiter des informations parcellaires, en s'efforçant maladroitement de ne jamais établir de connexion entre elles. Il y aurait pourtant matière à se poser quelques questions. Si la quasi-totalité des médias audiovisuels français - qui sont pourtant des investissements peu rentables à l'heure du trading à haute fréquence, de la spéculation financière et des crypto-monnaies - appartiennent à une poignée de milliardaires proches du pouvoir, ce n'est évidemment pas un hasard. Si Klaus Schwab, le président du Forum Économique Mondial, a fait paraître son ouvrage intitulé Covid-19, The Great Reset moins de six mois après le début de l'épidémie, ce n'est pas non plus un hasard. Et lorsque les parlementaires macronistes adoptent une série de lois ou émettent des rapports prévoyant de restreindre pêle-mêle l'exercice de l'école à domicile, la liberté d'expression sur internet ou encore l'usage de l'argent liquide, et ce concomitamment à cette "crise sanitaire", on peut légitimement y voir autre chose qu'une simple coïncidence.


Si l'Enfer est toujours pavé de bonnes intentions, leur Nouveau Monde l'est d'un principe de précaution à géométrie variable au nom duquel tout ce qui relève de nos libertés individuelles les plus fondamentales tend à être perçu comme une menace potentielle pour la sécurité collective et doit, dès lors, faire l'objet de réglementations et de restrictions toujours plus kafkaïennes et invasives. C'est là le fil rouge de toutes les réformes menées par les gouvernements occidentaux durant les deux dernières décennies. La politique semble avoir définitivement laissé la place à un nouveau type de gouvernance technocratique : celui de la gestion de crise. De quatre crises plus exactement : écologique, sanitaire, sécuritaire et sociale. Soit le quadrige proto-apocalyptique d'une post-modernité croulant sous le poids de ses contradictions terminales et qui, à l'instar de Saturne dévorant ses enfants, consume les derniers vestiges de ses maigres acquis libéraux dans un holocauste expiatoire et néo-malthusien censé repousser l'échéance de son inéluctable effondrement. Ainsi, que ce soit au prétexte d'enrayer le désastre écologique, de lutter contre une épidémie, de réduire les inégalités ou de prévenir le terrorisme - autant de crises dont ils sont les premiers responsables et dont ils détiennent évidemment le monopole de la narration - leur réponse demeure toujours la même et tient en trois points : réduction des libertés individuelles et collectives ; effacement des souverainetés nationales au profit d'une gouvernance technocratique planétaire ; transfert progressif de toutes les prérogatives régaliennes - autrefois exclusivement dévolues à la puissance publique - au secteur privé. Voilà pourquoi les enjeux de la bataille autour du "Pass Sanitaire" sont considérables et ne se limitent pas, loin s'en faut, à une controverse purement médicale entre épidémiologistes de plateaux TV : c'est une rupture de civilisation qui est sur le point de nous être imposée et qui préfigure l'avènement d'une société de liberté surveillée et d'apartheid généralisé. N'oubliez jamais que pour eux, nous ne sommes qu'un cheptel encore trop turbulent qu'il est urgent de domestiquer.

Face au projet totalitaire que vous décrivez, quelles sont les voies de la résistance ? Une issue politique est-elle encore possible ? La première étape, c'est évidemment de comprendre ce qui est en train de se jouer en échappant aux fake news distillées par les médias à longueur d'antenne et qui ont pour unique fonction de cliver, de manipuler et de sidérer l'opinion publique. Bien évidemment, il est au premier abord difficile de discerner toutes les implications des évènements en cours. D'abord à cause de la confusion délibérément entretenue par le régime (annonces contradictoires qui se succèdent, mesures qui s'annulent et se remplacent parfois dans une même journée, décisions inapplicables sauf à transgresser simultanément une demi-douzaine de lois en vigueur...). Ensuite parce que nous ne pouvons penser le présent qu'en usant des catégories héritées du passé et celles-ci sont désormais inopérantes. De même qu'il était impossible aux observateurs russes contemporains du putsch bolchévique de 1917 de se représenter ce que serait le siècle soviétique sans abandonner au préalable leur référentiel hérité du XIXème siècle, il nous faut aujourd'hui faire l'effort, pour le moins contre-intuitif, de nous départir de nos conceptions obsolètes pour concevoir ce qui est en train d'advenir : quelque chose de nouveau, sans rapport direct avec ce qui nous a précédé, et que l'on pourrait définir comme une forme de néo-totalitarisme chimérique mêlant à la fois le pire du libéralisme sécuritaire et le pire du communisme chinois. Une synthèse absolutiste du capitalisme de surveillance et du collectivisme oligarchique, usant du progressisme libertaire comme d'une caution morale pour continuer à se légitimer et des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour parfaire les rouages de ses mécanismes de contrôle social.


Face à une telle entreprise totalitaire, notre résistance doit se déployer sur tous les fronts. Des juristes et des avocats multiplient actuellement les recours qui, s'ils ne permettent pas toujours d'empêcher l'adoption de nouvelles dispositions autoritaires, ont au moins de le mérite d'en freiner l'avènement et d'en exposer le caractère profondément contraire à l'état de droit. Des policiers, des soignants, des gendarmes et des pompiers se refusent à appliquer des consignes de leurs hiérarchies et font le choix de la désobéissance, de la grève ou de la démission : il faut les soutenir et saluer leur courage quand tant d'autres, malheureusement, préfèrent encore fermer les yeux en croyant - très naïvement - qu'ils s'en sortiront mieux que les autres. Des millions de Français manifestent et se mobilisent en plein été, tant dans la rue que sur les réseaux sociaux, contre ce qu'ils ont parfaitement identifié comme la plus vaste entreprise de domestication sociale et de ségrégation sanitaire jamais entreprise : il faut les encourager, les relayer et les rejoindre. Et si tout cela ne suffit pas, alors il faudra passer à la vitesse supérieure. Car il en va désormais de nos vies et de l'avenir de nos enfants. Lorsque le contrat social est rompu et que l'état de droit est bafoué, lorsque tous les contre-pouvoirs ont capitulé et que toutes les voies de recours ont été épuisées, alors il ne reste au peuple que le rapport de force et l'insurrection des consciences. En dernière instance, c'est son droit le plus fondamental. Les Gilets Jaunes ont montré la voie : le blocage des ronds-points et des centres névralgiques de la société liquide, le boycott systématique, la désobéissance citoyenne, la grève et la pression populaire non-violente - mais toujours ferme et déterminée - peuvent venir à bout d'un régime qui n'a jamais autant feint la puissance que depuis qu'il en est pratiquement dépourvu. Bien sûr, je veux croire qu'une issue politique est encore possible car je réprouve la violence. Mais il n'y a rien à attendre des oppositions contrôlées qui, à la lumière de ces soubresauts historiques, se sont définitivement disqualifiées en révélant toute l'étendue de leur servilité et de leur duplicité (je pense notamment aux épouvantails stipendiés du Système, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui brillèrent tous deux par une pusillanimité pour le moins suspecte). Je suis convaincu qu'in fine le sursaut surgira des marges et de ce qu'il est convenu d'appeler la périphérie politique, dans un vaste mouvement de recomposition analogue, d'une certaine façon, à celui qui suivit l'effondrement du bloc de l'Est consécutif à la chute du Mur de Berlin au début des années 90. Tout l'enjeu pour nous sera de peser suffisamment dans cette dynamique de recomposition et de refondation, pour éviter qu'elle ne soit qu'un énième coup d'épée dans l'eau et ne se retourne contre ceux qui l'ont rendu possible... C'est là tout le sens de la démarche du MND.

Justement, il y a tout juste un an vous avez annoncé la fondation du Mouvement National-Démocrate. Quel bilan tirez-vous de cette initiative à l'issue de cette première année d'existence ? Lorsque nous avons lancé le MND, en août 2020, c'était d'abord avec la volonté d'apporter une réponse à la profonde crise de représentation qui affecte notre famille politique depuis l'effondrement du RN sous la férule de Marine Le Pen, mais aussi pour faire entendre des propositions nouvelles que nous sommes aujourd'hui les seuls à porter. En somme, il s'agissait de proposer une alternative politique au déclin qui menace notre pays et aux crises économique, sociale et identitaire qui érodent, à juste titre, sa foi en l'avenir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les évènements des derniers mois n'ont cessé de nous donner raison et de confirmer nos diagnostics : effondrement de l'autorité de l'État et de la légitimité des institutions républicaines, effacement de la souveraineté nationale sous les assauts conjugués des nouvelles féodalités financières, de l'Union Européenne et des minorités communautaires, délitement sans précédent de nos libertés individuelles et collectives, déclassement économique de la France périphérique, remplacement démographique sur fond de tensions ethniques et religieuses... Tout cela nous l'avions anticipé, et nous savons dans quelles abîmes sombrera la France si nos alarmes ne sont pas entendues. Mais il ne suffit pas d'avoir raison pour renverser le cours de l'Histoire. La construction d'un appareil politique dédié à la conquête et à l'exercice du pouvoir est un travail long et laborieux - a fortiori pour nous, qui ne disposons ni des subventions ni des appuis du Système - mais c'est la tâche indispensable que nous nous sommes assignés et qui commence à porter ses fruits. Bien sûr, il reste beaucoup à faire, d'autant que notre développement fut évidemment freiné par les restrictions et les confinements successifs, mais aussi par l'omerta médiatique et les diverses tentatives de blocages bancaires ou administratifs dont nous avons été l'objet. Malgré tout, notre initiative rassemble déjà plus d'un millier de Français qui ont fait le choix de nous rejoindre, partageant cette conviction qu'il est urgent de sortir la droite de son hibernation pour enfin proposer une alternative à la hauteur des défis de notre temps.

On vous a vu aux côtés de Florian Philippot depuis le mois de janvier lors des manifestations contre les restrictions sanitaires. Doit-on y voir l'amorce d'une alliance, notamment en vue des scrutins à venir ? Où lui préférerez-vous Eric Zemmour ? Depuis plusieurs mois, nous appelons à l'union sacrée pour reconquérir nos libertés. Nous participons donc à toutes les mobilisations organisées contre cette tyrannie sanitaire et en particulier à celles des Patriotes de Florian Philippot, car les circonstances exigent que nous dépassions les querelles partisanes dans l'intérêt supérieur du pays. Cela ne signifie pas, bien entendu, que nous avons renoncé à nos identités politiques ni que les différences fondamentales qui subsistent entre nos programmes et nos approches respectives ont été subitement gommées. Je crois cependant que la situation impose de hiérarchiser les enjeux et les priorités, et de toute évidence la question du rétablissement de nos libertés individuelles et du déconfinement de la démocratie française l'emporte aujourd'hui sur toutes les autres. Pour le reste, s'il est clair que les échéances présidentielles et législatives à venir seront décisives - dans l'hypothèse où celles-ci se tiendraient normalement, ce qui est loin d'être acquis - il est tout aussi évident que personne ne pourra gagner seul et que le rassemblement est la principale condition de la victoire. Mais encore faut-il se rassembler autour d'un programme commun de rupture, porteur d'espérance et de renouveau, et non se contenter de postures ou de slogans en croyant pouvoir faire l'économie d'un projet digne de ce nom. Voilà pourquoi je pense que les questions de personnes sont, pour le moment, des questions secondaires, et que les ambitions individuelles doivent s'effacer devant l'impérieuse nécessité du compromis de salut public.

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