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Le port d'arme citoyen ? Bientôt, vous serez pour

Communiqué du Mouvement National-Démocrate

L'enchaînement rapide des faits d'actualité et leur traitement pour le moins partial et lacunaire par les médias ne permet généralement pas leur mise en perspective. Pourtant, il arrive que certaines informations se télescopent et se révèlent, par la même occasion, sous un jour nouveau.


Ainsi cette semaine, le Ministère de l'Intérieur communiqua sur le succès de son "opération nationale d'abandon simplifié d'arme" durant laquelle plus de 150 000 armes ont été "rendues" par des particuliers aux services de police et de gendarmerie partout en France. Si l'objet officiel d'une telle collecte est de "protéger la population" en les débarrassant d'armes non-déclarées, souvent trouvées ou héritées, et certes potentiellement dangereuses entre des mains non-averties, on ne peut s'empêcher de la mettre en perspective avec un autre fait d'actualité : l'annonce, par Enedis, de potentielles coupures de courant cet hiver qui rendraient inopérants les services téléphoniques - mais aussi les systèmes d'alarmes et de sécurité domestiques - et empêcheraient dès lors les victimes d'agressions de joindre les services de secours.


Alors que les chiffres de la délinquance, des violences gratuites, des cambriolages et autres attentats terroristes n'ont cessé de croître depuis plus de vingt ans, et que la conjoncture économique et sociale paraît condamnée à s'assombrir dans les mois et les années qui viennent, une telle opération de désarmement général de la population pose question. D'une part parce que l'État ne paraît plus en mesure de garantir le droit à la sécurité de ses citoyens et que les services de police peinent déjà à endiguer la poussée des violences et l'ensauvagement qui affligent notre pays et endeuillent chaque jour toujours plus de ses familles. D'autre part parce qu'il ne fait guère de doute que les Français qui ont fait le choix de "restituer" leurs armes aux autorités appartiennent plutôt à la catégorie des citoyens soucieux de la loi qu'à celle des prédateurs, des cartels et des racailles délinquantes dont les cités regorgent d'armes de guerre non-déclarées et d'arsenaux qui n'ont rien à envier à ceux des commissariats de police. Il s'est donc pas déraisonnable de considérer qu'en désarmant les uns tout en "oubliant" les autres, le gouvernement entend s'assurer du caractère inoffensif d'une population réduite à l'impuissance, et donc à la sujétion.


Ainsi, c'est un sujet tabou que ces actualités viennent questionner : celui du monopole de la violence légitime et, conséquemment, de la résilience sécuritaire de notre société. En France - contrairement aux États-Unis, à la Suisse, à Israël ou encore à la République Tchèque - la sécurité des biens et des personnes est l'apanage exclusif de la puissance publique. Si la notion de légitime défense individuelle existe bel et bien dans le droit français, elle est depuis longtemps escamotée au profit d'une conception centralisée et infantilisante du droit à la sécurité. Les restrictions croissantes de l'accès et de l'usage des armes à feu, et, par exemple, les polémiques récurrentes sur les accidents de chasse, ont achevé d'instiller dans l'esprit public la crainte des armes à feu et la nécessité impérieuse de leur contrôle toujours plus strict. Pourtant, ce n'est qu'en 1939, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, que le droit au port d'arme a été "temporairement" aboli en France, et jamais restauré depuis. Ce droit, instauré depuis la Révolution, venait abolir le privilège nobiliaire et étendait à tous les citoyens le droit de détenir et de porter une arme. Il devait d'ailleurs être introduit dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 à l'initiative de Mirabeau en ces termes : « Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens ». Le Comité des Cinq, chargé de la rédaction de la DDHC, écarta finalement cet article en considérant que ce droit était "évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer", et ajoutant "qu’il est impossible d’imaginer une aristocratie plus terrible que celle qui s’établirait dans un État, par cela seul qu’une partie des citoyens serait armée et que l’autre ne le serait pas ; que tous les raisonnements contraires sont de futiles sophismes démentis par les faits, puisque aucun pays n’est plus paisible et n’offre une meilleure police que ceux où la nation est armée".


L'aggravation continue de la situation sécuritaire de notre pays, et l'incapacité désormais évidente de l'État à assurer les missions dont il s'est pourtant octroyé le monopole, doit nous amener à repenser notre rapport à la légitime défense pour élaborer une conception nouvelle de notre résilience sécuritaire collective qui associerait, au lieu de les opposer, les forces de l'ordre et des citoyens armés, formés et responsables. C'est le sens de la proposition portée par le Mouvement National-Démocrate visant à rétablir le port d'arme citoyen en France et dont voici les principales mesures :

  1. Nous redéfinirons la notion de légitime défense comme l'acte de riposte nécessaire face à toute menace de privation de liberté, de violation de propriété ou d’atteinte à l’intégrité physique.

  2. Nous inscrirons dans la Constitution le droit pour chaque citoyen de détenir et de porter une arme, sous conditions, pour assurer sa protection ou celle de ses proches.

  3. Nous réserverons le port d’arme aux seuls citoyens Français majeurs et volontaires, déclarés aptes médicalement et dépourvus d’antécédents psychiatriques ou judiciaires.

  4. Nous conditionnerons l’octroi du permis de port d’arme citoyen au suivi d’une formation continue, ainsi qu’à la maîtrise théorique et pratique du tir et des gestes de premiers secours.

  5. Nous octroierons aux anciens policiers, gendarmes, pompiers et militaires une priorité d’accès au dispositif de formation en vue d’obtenir le permis de port d’arme citoyen.

 

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