• Mouvement National-Démocrate

Vincent Vauclin : "Il est impératif de déjouer le piège d’un nouveau duel Macron-Le Pen"

Paris Vox a rencontré Vincent Vauclin, président du MND, pour faire le point sur l'actualité de son mouvement et sur l'actualité politique.


Il y a six mois, en août 2020, vous avez annoncé la fondation du Mouvement National-Démocrate. Quel premier bilan tirez-vous du lancement de ce nouveau mouvement ? Quelles sont les prochaines étapes de son développement ?


Malgré le boycott total des médias mainstream, qui ont délibérément occulté l’avènement de cette nouvelle formation politique autant que la parution concomitante de mon dernier livre, Reconquête, notre initiative a déjà réussi à se faire connaître sur les réseaux sociaux et à rassembler une communauté nombreuse de Français qui ont compris le sens de notre démarche et qui ont fait le choix de s’y associer. Ce n’est certes qu’un début, mais il est encourageant et doit nous inciter à redoubler d’effort pour médiatiser le MND, développer notre organisation, préparer les échéances à venir et créer la surprise. Nous voulons déconfiner la démocratie française et faire entendre des propositions que personne d’autre que nous n’aurait l’audace de porter : remigration, port d’arme citoyen, rénovation démocratique de nos institutions, refonte intégrale de la fiscalité… Une autre politique est possible et nous allons le prouver. Notre programme Renaissance a déjà été téléchargé plusieurs milliers de fois depuis sa parution, et des centaines de français ont d’ores et déjà choisi de nous soutenir en rejoignant le MND. C’est un vaste élan de recomposition politique de la droite française que nous avons initié, en partant de la base, d’un projet clair et d’idées résolument nouvelles, sans verser dans les querelles d’égos et les polémiques partisanes. Je crois qu’il y a une profonde attente de renouvellement, en termes de génération d’abord, mais aussi en termes d’idées, de méthodes et de propositions. C’est à cette attente que nous voulons répondre. Les prochaines étapes ? Le développement de notre maillage territorial et notre impact numérique, le lancement de nos fédérations régionales, et bien sûr l’organisation de notre congrès fondateur dont nous avons dû repousser la date pour cause de restrictions sanitaires.


Face à l’épidémie de Covid-19, le gouvernement a multiplié les mesures liberticides comme le couvre-feu, le port du masque obligatoire ou les différents confinements sanitaires. Quel est votre avis sur cette stratégie ? Etait-il possible de faire autrement ?


Depuis un an, la France a basculé dans un état d’exception. Une dizaine de personnes, réunies au sein d’un conseil de défense non-élu qui ne représente personne et qui – secret-défense oblige – n’est tenu de rendre de compte à personne, gouverne le pays à la place de ses représentants élus. Nos libertés fondamentales sont suspendues et les droits de l’opposition sont bafoués. Notre économie est en lambeaux et la dette publique explose. La désinformation médiatique et gouvernementale atteint des niveaux inédits. Dans une étude publiée début février portant sur l’impact des restrictions sanitaires sur la démocratie et les libertés, The Economist a dégradé la note de la France qui se trouve désormais reléguée en 26ème position, parmi les « démocraties défaillantes ». Cette épidémie, dont la gravité a été exagérée à dessein par les médias et le gouvernement depuis près d’un an, sert en réalité de prétexte à la mise sous cloche de toute une nation qui étouffe sous l’étreinte de mesures restrictives toujours plus délirantes et absurdes. Il est désormais clair que ce n’est pas contre un virus qu’ils sont en guerre, mais bien contre nos libertés fondamentales, contre l’économie réelle de proximité, et contre ce qu’il reste de la démocratie en France. Jusqu’où iront-ils dans cette dérive autoritaire ? Car en réalité, du point de vue médical et scientifique, rien ne justifie de telles mesures liberticides. Et le remède s’avère déjà pire que le mal. Chaque jour, les médias diffusent en boucle le nombre (réel ou prétendu) de cas dépistés, d’hospitalisations et de victimes attribuables au Covid-19. Ils nous imposent une narration éminemment anxiogène à laquelle nous sommes sommés de souscrire sous peine d’être politiquement excommunié, socialement ostracisé, étiquetté « complotiste » et, dès lors, réduit au silence des marginalités. Bien évidemment, ces mêmes médias se gardent bien de réaliser des éditions spéciales sur l’explosion du nombre de faillites d’entreprises, de chômeurs, de suicides, de reports de soins ou de dépressions qui sont les conséquences directes de cette folie collective, et dont le bilan humain et le coût social dépassera largement celui du Covid-19. S’il faut bien sûr lutter contre les formes graves du virus, en protégeant les plus fragiles et les plus exposés, en rétablissant la liberté de prescription des médecins et en donnant enfin à nos hôpitaux les moyens d’assurer l’ensemble de leurs missions, il serait impensable d’accepter une telle confiscation de nos libertés constitutionnelles. Voilà pourquoi, dès le 11 novembre 2020, jour de l’armistice, j’ai lancé un appel à la désobéissance civile. Et je le renouvelle ici. Car lorsque droits et libertés sont chaque jour bafoués, lorsque tous les recours sont vains ou épuisés, lorsqu’un régime retourne les moyens de l’État contre sa propre population, alors la désobéissance civile devient l’ultime argument des peuples face à l’arbitraire. Aujourd’hui, nous y sommes.


Avec l’arrivée du vaccin contre le Covid-19 et le début de la campagne de vaccination de la population, ne peut-on pas espérer un retour à la normale d’ici quelques mois ?


C’est en effet le scénario qui nous est imposé depuis des semaines : le vaccin ou le confinement. Tout en nous assurant que le vaccin ne sera pas obligatoire, de plus en plus de voix se font entendre dans les médias pour réclamer l’instauration d’un « passeport sanitaire ». Concrètement, vous seriez « libre » de refuser le vaccin, mais vous seriez alors interdit de déplacement dans la plupart des espaces publics, assigné à résidence, empêché de travailler, de faire vos courses ou d’aller en cours, voire même licencié par votre employeur qui ne prendrait pas le risque d’encourir une amende ou une mesure de fermeture administrative… Une telle obligation est déjà expérimentée au Danemark, en Islande ou encore en Suède, et figure explicitement dans le projet de loi n°3714, déposé par Jean Castex à l’Assemblée Nationale peu avant Noël, visant à faire rentrer l’état d’urgence sanitaire dans le droit commun. Ce chantage à la vaccination est tout simplement inadmissible, d’autant que les vaccins en question n’ont rien de commun avec les vaccins conventionnels puisqu’ils utilisent une méthode dite à ARN messager : il s’agit d’un protocole de thérapie génique, jamais expérimenté sur l’homme à une telle échelle, dont nous ignorons tout de l’innocuité et des conséquences à long terme, et qui alarme légitimement nombre de médecins, de chercheurs et de scientifiques. Rappelons encore une fois qu’aucune étude indépendante n’a établi l’efficacité ni l’absence de dangerosité de ces vaccins qui furent développés, produits en masse et mis sur le marché en moins d’un an. Contre toute logique, et au mépris du principe de précaution qu’il invoquait pourtant pour limiter la prescription de traitements a priori efficaces et peu onéreux, le gouvernement ne s’est appuyé que sur les communications commerciales des laboratoires eux-même, notamment Pfizer-BioNTech et Moderna, pour commander des dizaines de millions de doses de ces vaccins par le truchement de l’Union Européenne (ce qui permet habilement de diluer les responsabilités en cas de problème). J’ai d’ailleurs adressé une lettre ouverte au Premier Ministre le 22 décembre dernier pour demander en urgence un moratoire sur cette vaccination car je refuse que les Français soient les cobayes de l’industrie pharmaceutique. Depuis la catastrophe de Tchernobyl, l’affaire du sang contaminé, ou plus récemment l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, nous savons qu’il est pour le moins hasardeux d’accorder une confiance aveugle aux autorités en matière de santé publique et de transparence sanitaire. Je pense enfin qu’il ne faut pas se bercer d’illusions : sans un vaste mouvement de refus et de résistance, il n’y aura jamais de retour à la normale, et nous ne serons jamais déconfinés. Vaccins ou non, il y aura toujours des virus et des variants de virus plus ou moins contagieux, plus ou moins pathogènes, et qui donneront autant d’occasions au Système pour faire perdurer indéfiniment les dispositions scandaleuses de cette tyrannie sanitaire auxquelles les médias s’acharnent à nous accoutumer. A-t-on déjà vu dans l’Histoire un régime autoritaire restituer de lui-même les libertés qu’il a confisqué à son propre peuple ?


Vous dénoncez le « Grand Reset », qui constituerait selon vous un véritable coup d’Etat des élites mondialistes contre les peuples. Pouvez-vous nous en dire plus ?


Depuis plusieurs décennies, un processus global de restrictions de nos libertés fondamentales est engagé. Les mécanismes d’interdépendance contrainte se multiplient au détriment de nos capacités d’autonomie individuelle et de résilience communautaire. Les nouvelles technologies permettent d’atteindre un niveau de contrôle social inédit dans l’Histoire. Peu à peu, nous perdons le contrôle de nos vies. Le moindre aspect de notre existence tend à être intégralement pris en charge par la technocratie marchande globalisée. Il faut réaliser que nos conditions de vie et nos sociétés ont connu plus de bouleversements ces cinquante dernières années qu’au cours des quinze siècles qui les ont précédé. Médias, partis politiques, lobbys et multinationales ont trouvé dans la crise du Covid-19 leur point de jonction et le catalyseur idéal pour synchroniser leurs agendas respectifs. Ces forces, coalisées par les circonstances, constituent désormais ce que j’appelle le Parti Covidiste, matrice totalitaire de la Grande Réinitialisation globale qui entend balayer les vestiges de l’Ancien Monde et établir une nouvelle société qui n’aura rien à envier aux cauchemars dystopiques dépeints par les auteurs d’anticipation du siècle dernier. Le XXIème siècle sera ainsi le théâtre des opérations d’une guerre globale de nouvelle génération, opposant les élites nomades aux peuples réfractaires, et dont l’enjeu principal sera le contrôle de nos libertés fondamentales, de nos données personnelles, de nos moyens de subsistance et, in fine, de nos existences. Au programme de cette Grande Réinitialisation : revenu universel, disparition de l’argent liquide, traçage généralisé, gouvernance technocratique planétaire, effacement de toutes les frontières (géographiques, physiques, biologiques), confinement perpétuel sous prétexte sanitaire, sécuritaire ou climatique, démantèlement des services publics et de l’économie réelle de proximité, assujettissement de la puissance publique aux féodalités financières, suppression de nos libertés fondamentales, « discrimination positive et inclusive » (comprenez « racisme anti-blanc institutionnalisé »), censure médiatique, bannissement numérique et psychiatrisation de l’opposition accusée de « complotisme »… Les grandes lignes de ce programme figurent noir sur blanc dans l’ouvrage de Klaus Schwab paru peu avant l’été 2020 et sobrement intitulé The Great Reset. Klaus Schwab n’est rien de moins que l’indéboulonnable directeur du World Economic Forum, dont le dernier sommet s’est tenu fin janvier sur le thème de… la Grande Réinitialisation.


Quelle sera l’attitude du MND lors des élections à venir ? Envisagez-vous de soutenir un candidat, ou d’être candidat vous même, lors des prochaines élections présidentielles en 2022 ?


La politique française se réduit désormais au Quinté + : des écuries s’affrontent et chacun espère parier sur le bon cheval pour ramasser la mise. En réalité, les problèmes de personnes occultent les débats de fond et on a le sentiment qu’ils sont tous d’accord pour ne jamais évoquer les questions qui fâchent, pour se contenter d’une conception passablement superficielle de la politique, faite d’intrigues, de petites phrases et de polémiques sans lendemain. C’est en effet le propre de la démocratie médiatique et sondagière de favoriser le conformisme idéologique et la polarisation du débat public autour des personnes et des étiquettes partisanes plutôt que des idées et des projets. Comme si on pouvait gagner en 2022 en cachant la poussière sous le tapis et en faisant l’économie d’un programme digne de ce nom. Comme si on pouvait invariablement répéter les erreurs d’hier en croisant les doigts pour que cette fois-ci, par miracle, le résultat de l’équation soit différent. Les circonstances ont pourtant radicalement changé et il importe d’en prendre la mesure. Car c’est la France qui est en jeu et un second mandat de Macron serait catastrophique pour le pays. Il est donc impératif de déjouer le piège d’un nouveau duel Macron-Le Pen dans lequel le système médiatique veut nous enfermer, parce qu’il constitue en réalité l’assurance-vie d’un régime aux abois. Notre génération porte la responsabilité historique de construire une alternative à la hauteur des défis de notre époque : aux reniements et aux trahisons des oppositions contrôlées, de gauche comme de droite, nous devons opposer une vision claire, ambitieuse et sans équivoque sur les questions essentielles qui détermineront l’avenir de la France. Ce projet, nous en avons déjà tracé les grands axes et décliné les principales propositions. Il convient désormais d’aller à la rencontre des Français, de convaincre et de rassembler, loin des postures médiatiques et des combines d’appareils. C’est tout l’enjeu des mois qui viennent, et nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés pour y parvenir car le temps presse. C’est aussi la raison pour laquelle nous serons mobilisés lors des scrutins à venir et que nous sommes disposés à travailler avec tous ceux qui partagent cette même ambition pour la France : restituer leurs libertés fondamentales aux Français, protéger notre identité millénaire en stoppant l’immigration massive et en organisant la remigration, rétablir l’indépendance de la France en désobéissant à tous les traités qui restreignent l’exercice de notre souveraineté, restaurer l’autorité de l’Etat et la légitimité de la loi en rénovant en profondeur les institutions de la Vème République. Et parce qu’il serait impensable que ces idées ne soient pas représentées lors de l’élection décisive de 2022, je n’exclus pas d’y être candidat si les circonstances l’exigent.

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