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Violence, légitime défense et port d'arme citoyen

Une arme, dans la perspective de l’armement rationnel des citoyens en capacité de l’être, est un outil. Un outil qui sert selon les cas à exercer une dissuasion par la force, ou à exercer une violence légale face à une violence illégale et donc criminelle. Comprendre la légitimité de la question du port d’arme citoyen, c'est comprendre les mécanismes de la violence dans la société humaine et aussi accepter notre époque telle qu’elle est. Notre société est chargée de violences et nous avons droit à la protection comme tout être humain et comme citoyen de la nation France. Rien n’est plus tabou que la violence dans la société moderne ; et pourtant rien n’est plus présent, soit comme acte de violence, soit comme menace, soit comme dissuasion plus ou moins visible.


Un individu, ou un groupe prédateurs, prêts à exercer la violence pour racketter ou piller, comme il s’en trouve dans toutes les métropoles du monde, observe sans cesse et estime la capacité de défense de tous les passants qu’il croise. Une manifestation, un recul des forces de l’ordre, et la violence prédatrice explose. Mais en réalité elle est toujours présente. Voilà la réalité de nos villes. Il est des choses très simples et vraies à dire sur la violence. Et pourtant il est très difficile de les dire. Non qu'elles soient difficiles en elles-même à formuler ; mais plutôt parce qu’elles sont des vérités gênantes, et qu'il n'existe qu'une faible tradition de leur formulation. Par exemple, il existe une longue tradition de formulation de vérités sur la mort ; et ainsi, l'homme qui veut les formuler à nouveau peut s'appuyer sur cette tradition. Sur la violence, il existe des propos rapportés d'hommes ayant vécu dans la violence et l'exercice de la violence. Ces propos sont épars, et ne sont pas rassemblés dans un ensemble cohérent, dans un ensemble d'expériences humaines. Comment décrire simplement la violence, la définir ?


La violence est d'abord l'usage de la force physique pour déterminer un ordre, par exemple l'ordre d'accès à une ressource. Tout ce qui intéresse les hommes peut être considéré comme une ressource, les ressources naturelles, les richesses matérielles produites par le travail, mais aussi par exemple les moyens d’expression, dont l’accès peut être barré par la force, la menace et la violence. La violence est l'usage d'une contrainte entre les hommes pour réguler l’accès aux ressources, entendues donc au sens le plus large – et cela vaut pour tout être vivant, puisque la violence comme la mort sont universelles. Dans le désert, je te pousse devant un puit : tu peux t'écarter et attendre pour boire, ou te battre et peut être boire durablement le premier. Dans la rue, j’ai de l’argent sur moi, le fruit de mon travail : le prédateur veut le prendre par la violence, c’est-à-dire avoir la prééminence sur moi dans l’accès aux ressources produites par mon travail. Le prédateur voit une très belle fille, mais il sait qu’il n’aura jamais son consentement libre : il veut la prendre par la violence, ou la tuer pour venger son humiliation. Ce type de faits n’est pas accidentel : il est amené à se reproduire dans une société désorganisée comme la nôtre. Notre société n’est pas une société naturelle, dont tous les membres sont solidaires. Notre société accueille des gens qui se définissent eux-mêmes comme étrangers aux intérêts du pays, accueille des prédateurs, identifiés comme tels, en les traitant comme des citoyens. Notre société met donc sans cesse en présence des prédateurs et des cibles potentielles. Dans toutes les relations sans solidarité organique tôt ou tard c'est toi ou moi, eux ou nous. L'image du carnassier est une image traditionnelle : il prend la vie d'un animal pour se nourrir, ou nourrir ses petits. Si je te fais passer avant moi pour l'accès à une ressource vitale, c'est que je marque que notre lien est plus important que la ressource, plus important que la vie même. Mon enfant assoiffé boira avant moi. Mais si, attaqué, je renonce à me défendre, ce sont mes enfants, mon peuple que je renonce à défendre, et qui peut-être seront réduits à l’humiliation ou mourront.


La légitime défense n’est pas seulement un droit, elle est un devoir politique. Elle est une nécessité de la survie du peuple. C’est pourquoi, depuis toujours, la force et le courage ont été des vertus : la force et le courage sont le fondement de la vie humaine et de l’histoire. La racine de la violence consiste en ce que pour chacun, sa vie vaut toujours plus que celle des autres, en dehors des liens d'exception et de l’héroïsme, et que personne ne peut spontanément accepter de céder à autrui sans raison. Il s'ensuit que chacun veut passer avant les autres pour tous les besoins, depuis les aliments jusqu'à la sexualité ou l'amitié. Et ce n'est pas possible. Il est indispensable, dans un groupe humain, de trouver et de poser des règles d’arbitrage. Dans les situations de désaccord à l’intérieur d’une communauté, il faut un arbitrage. Il n'est pas possible que les désaccords sans solution s'accumulent sans détruire tout lien entre les hommes, sans que le désordre l'emporte sur l'ordre. Le désordre est dangereux à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Un groupe humain en guerre civile est impuissant face à ses ennemis, et tous les groupes sont environnés de concurrents, c'est-à-dire de groupes qui veulent accéder aux mêmes ressources que les vôtres et peuvent rapidement devenir des ennemis. Il est possible de discuter, de passer par des symboles, par des règles. Mais rien ne rend certain l’acceptation de la discussion, sinon la possibilité de l’usage de la force. C’est pour cette raison que tout Etat a des forces armées, des forces de l’ordre et des juges pouvant user de la force en dernier recours. Le conflit, donc la violence, est inévitable dans la vie humaine selon l'histoire et la mémoire des hommes. Cela n'est pas le résultat de choix moraux des individus en cause : ce déroulement est nécessaire. Celui qui voudra en passer par le refus de se défendre sera écrasé par les autres, tout simplement parce que l'usage modéré de la violence est, dans un bon nombre de situation, un choix rationnel – le choix le plus rationnel pour survivre. Gandhi lui-même n’a-t-il pas écrit en 1920 : Je crois vraiment que là où il n’y a que le choix entre la lâcheté et la violence, je conseillerais la violence. [...] C’est pourquoi je préconise à ceux qui croient à la violence d’apprendre le maniement des armes.


La force consiste à obliger autrui à faire ce que l'on veut, ou à le détruire. La force est la contrainte indiscutable, par la menace effective de mort : marche ou crève. Pour que cette menace soit effective, il faut qu'elle soit régulièrement et publiquement réalisée. Si le souverain, si le groupe social sont attaqués, l'agresseur doit être châtié pour que la réputation de la puissance demeure efficace pour garantir la paix et la sécurité. Ce n'est pas une réaction archaïque ou irrationnelle, mais l'équilibre du monde social qui doit être rétabli. Si la France subissait une attaque militaire, sa vengeance serait attendue et inévitable. Si les forces de l'ordre sont humiliées dans un quartier, ne pas réagir est un abandon du quartier aux puissances criminelles locales qui utilisent aussi la violence. C’est la définition même des forces de l’ordre qui les autorise à utiliser légitimement la violence. Enfin, si des agresseurs profitent sans danger du fruit de leurs agressions, il n’existe plus de paix et de sécurité pour personne. Le dernier recours est en effet toujours la force. Elle est le seul moyen de trancher en cas d'échec des médiations. Et une agression est toujours un échec de la loi de la communauté.


Un Etat qui n’est plus respecté ne peut plus assurer la paix : c’est la route de la guerre civile. Nous vivons aujourd’hui dans un Etat qui peine à assurer son respect à l’intérieur, si ce n’est à l’extérieur de ses frontières. Nous ne sommes pas les seuls : plusieurs grands pays sont au bord de la guerre civile, à commencer par les Etats-Unis. Les citoyens sont un recours face à cette faiblesse dangereuse. Du point de vue du citoyen, c’est-à-dire dans une perspective individuelle, l'épreuve de force est psychologiquement la confrontation entre l'image intériorisée de ses possibilités d’user de la force que conserve un individu et la réalité. Si l'épreuve de force est un déni cinglant des attentes d'un homme, elle est une humiliation. Une humiliation est le recadrage brutal des attentes par la réalité. Elle est un acte de pouvoir universel. Une gifle est une humiliation directe, brutale. Un refus du droit à s’exprimer, un refus d'entrée dans un lieu public, un traitement manifestement inégal est une humiliation discrète. Par exemple tu dois obéir à toutes les mesures dites sanitaires sous peine de gros problèmes. Tu vois d’autres personnes qui ne leur obéissent pas et ne risquent rien. L'humiliation des citoyens est répandue moléculairement dans toute la société, pour maintenir l'ordre injuste que nous connaissons. Comme les autres, et plus encore, notre société est une société d'humiliation déniée et euphémisée. La violence ou la menace disent : inutile de discuter, tu n'as pas le choix. L’humiliation publique d’un homme permet d’obtenir la soumission d’une foule d’entre eux. Il existe un lien étroit entre l'exercice de la violence, l'humiliation et la notion d'estime de soi. Les jugements sur ses possibilités de défense, intériorisés, font que chaque personne conserve une image des rapports sociaux auxquels il a été soumis. Chaque personne conserve de plus ou moins grandes capacités de résistance.


Dans de trop nombreuses situations de force, les hommes modernes perçoivent cette voix intérieure qui leur dit : tu n'as pas le choix. Les citoyens sont désormais, en masse, psychologiquement fragilisés. Les forces de l’ordre, et les décisions de justice aujourd’hui, conseillent aux citoyens agressés de donner sans discuter leurs sacs, leurs téléphones, leurs vêtements, de peur de subir de graves violences des agresseurs. Des agresseurs sont arrêtés et libérés le lendemain de leur interpellation. Les jugements de justice ne compensent ni l’humiliation ni la perte matérielle des victimes. Les juges acceptent les dépôts de plaintes de prédateurs contre leurs victimes qui se sont défendues. Les juges condamnent ceux qui blessent sans gravité des agresseurs en se défendant, y compris dans leur propre domicile, y compris des membres des forces de l’ordre ou des militaires faisant leur devoir d’intervention et de protection. Les citoyens sont formés à accepter l’humiliation. Ces juges, que peuvent-ils dire aux jeunes filles qui risquent de se trouver face à une agression ? La violence est le cœur des processus sociaux. Les processus sociaux sont organisés par la violence et par les processus de limitation et d'encadrement de la violence.


La définition de l'État moderne par Weber, l’Etat est le groupe social qui se réserve le monopole de l'exercice de la violence légitime, montre à la fois le rôle déterminant de la violence et celui de son encadrement dans le fonctionnement de toute nation. L'Etat doit effectivement se réserver le monopole de la définition de la légitimité, c'est-à-dire de l'encadrement de la violence, sous peine de guerre civile. La paix civile est ce qui assure que la défense de la Nation sera organisée et assurée. Il n’existe pas d’obligation cependant de réserver à l’Etat le monopole de l’exercice de la violence. En effet, l’Etat exerce sa souveraineté par délégation de la Nation. La Nation peut donc exercer directement une violence légitime, comme dans une guerre de partisans contre un envahisseur. D’autre part, l’Etat ne peut interdire la légitime défense de ses citoyens en cas d’agression sans devenir une tyrannie, sans se ranger du côté des agresseurs.


Nous vivons aujourd’hui dans une société où les faits de violence sont quotidiens. Pourtant, la mentalité dominante voudrait une société sans aucune violence. Tout est fait pour désarmer physiquement et mentalement les citoyens : non seulement l’interdiction du port d’arme mais aussi, je le répète, la limitation toujours plus étroite du droit de se défendre, y compris pour les forces de l’ordre. L'absence de violence légitime en dehors de l'État n'est pourtant que dans l'illusion une société sans violence. Les frontières ouvertes sans surveillance, les rues sans forces de l’ordre, les citoyens éduqués à l’humiliation, à la repentance, et contraints à rester sans défense sont les conditions de la multiplication des prédateurs, et donc des actes de violence. La plupart des terroristes étaient d’abord délinquants. L’assassin de Victorine avait une dizaine de mentions à son casier judiciaire, dont violences et rébellion. Sans conséquences pour lui, il a été laissé dans la rue avec un sentiment de toute puissance renforcé après chaque libération.


La guerre, disait Clausewitz, est la continuation de la politique par d’autres moyens. Dans cette situation de guerre civile froide, basée sur l’observation de groupes antagonistes, passant des agressions isolées à des scènes de guerre civile de basse intensité, voire de haute intensité, la grande force des individus ou des groupes agresseurs est de se fondre dans les mouvements quotidiens de la population. Tant que les agresseurs se contentent de vols avec violence, il est encore possible de recommander de ne pas résister, de se soumettre, et de donner ses biens, avec une apparence de rationalité. Mais la prédation n’est plus le mode unique des violences urbaines. Quand on assiste à des viols, à des meurtres, à des assassinats, à des attaques terroristes de masse, recommander de ne pas résister apparait pour ce que vaut ce conseil, qui est le contenu exigé par l’idéologie dominante : un consentement de la France à sa propre destruction. Dans ce cadre, sur le terrain, les attaques sont très rapides, et la disparition des agresseurs rend souvent trop tardive l’intervention des forces de l’ordre. Un individu qui se jette sur un autre pour l’égorger et le décapiter peut le faire en quelques minutes, avant toute intervention possible des forces de l’ordre.


Ainsi, des citoyens armés et formés, respectueux des lois et rigoureusement encadrés, et en capacité d’intervention immédiate en cas d’attaque homicide, constituent un intérêt opérationnel certain. Une très forte réduction du nombre des actes homicides en sera le premier résultat attendu, à la fois par la capacité d’arrêt des tueurs, mais aussi par la dissuasion que représentera ces citoyens en armes, non-reconnaissables par les assassins. Le port d’arme citoyen est aussi un formidable levier de renaissance citoyenne. Ce projet retrouve les sources vives de l’ancien service national. Le service national ne servait pas seulement à brasser les citoyens, et à leur faire prendre conscience de leur appartenance à la communauté nationale. Il servait aussi à ancrer dans la population le droit et le devoir de défendre la Patrie, car défendre la Patrie n’est rien d’autre que défendre les siens. C’est le sens des paroles de la Marseillaise. « Ils viennent (...) égorger nos filles et nos compagnes... aux armes, citoyens ! »


Le port d’arme citoyen permet ainsi de former les citoyens au devoir de défense, tant théorique que pratique, et aux limites légales de cet exercice. Il réhabilite le droit de se défendre, la lutte contre l’oppression et l’humiliation des gens modestes par les criminels. Il oppose la force collective responsable à la guerre contre le terrorisme, plutôt que l’impuissance des proclamations morales et l'extension des dispositifs de contrôle social. C’est pourquoi bien conçu, le port d’arme citoyen n’est pas une mesure politicienne, c’est-à-dire anecdotique et sans effet. Il constitue au contraire un bouclier et un levier de fierté nationale et de liberté civique à reconquérir.


G.R., pour natdem.fr

Le port d'arme citoyen est l'une des mesures fondamentales de notre projet.

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