• Mouvement National-Démocrate

L'Arménie en première ligne face à l'impérialisme turco-islamiste

Le martyre d'un Peuple libre, seul face à l'Oumma


Le 27 septembre dernier, après des années d'escarmouches, le gouvernement azéri a déclaré la guerre à la République de l'Artsakh (nom du Nagorno-Karabagh depuis 2017), auto-proclamée indépendante et liée de facto à l'Arménie. Supérieures en nombre comme en équipements, les forces de l'Azerbaïdjan ont cependant été fort éprouvées par l'héroïque résistance des troupes indigènes (50 000 hommes). Les lignes artsakhaises enfoncées à l'artillerie, la DCA usée contre de vieux appareils, l'envahisseur a expédié ses drones meurtriers. La cathédrale de l’Artsakh a été ciblée par deux missiles de précision : toute destruction de lieux de culte constitue, aux termes du droit international, un crime de guerre. Bakou dément avoir tiré ces missiles, comme elle dément avoir initié les bombardements de Stepanakert (la capitale, première grande ville touchée). La demi-défaite d'Ilham Aliyev (fils du précédent président de l'Azerbaïdjan) ne l'a pas empêché d'annoncer la poursuite d'une offensive ayant pour but la « récupération » des raïons azéris annexés par l'Arménie en 1994 – en solde d'une première grande agression commise par son puissant voisin pétrolifère, qui avait causé 30 000 morts.


Le régime despotique et corrompu de Bakou, affaibli par la chute du prix des hydrocarbures et ses revers militaires de juillet dernier (un général tué lors d'accrochages avec l'Arménie) n'aurait jamais agi sans le soutien préalable ou plutôt l'incitation d'Ankara : le monde arménien est agressé par le monde turc (altaïque) et la solidarité ethno-culturelle déborde tellement le prétendu « Peuple à deux États » (Azerbaïdjan et Turquie) que le Conseil turcique (assemblée des peuples turcophones) soutient sans réserve cette coalition transislamique (Turquie sunnite, Azerbaïdjan chiite). Le djihad dépasse même la solidarité de race, car les autorités d'Islamabad ont proclamé qu'elles se rangeaient aux côtés des assaillants, tout en niant avoir envoyé des combattants dans la zone de conflit. Recep Tayyip Erdogan a pour sa part mobilisé les filières djihadistes qui ont déjà fait leurs preuves dans la guerre civile libyenne : 1 500 mercenaires, Syriens reniés, traîtres à la République arabe baasiste, sont partis en Transcaucasie avant l'ouverture des hostilités, forts de leur expérience contre les soldats du président Assad puis ceux du général Haftar. La stratégie des bombardements de terreur est celle d'Erdogan, qui entend réussir là où ses prédécesseurs puis lui-même ont échoué en 1992-1994 puis en 2016 (guerre des Quatre Jours) : cet arasement systématique vise à effacer toute trace de civilisation arménienne, avant de procéder au remplacement démographique dans les zones arraisonnées. Après ces bombardements intensifs, les mercenaires ex-Syriens ont déferlé pour tuer non seulement de nombreux guerriers arméniens épuisés par ces pilonnages, mais aussi des non-combattants – étant entendu que de nombreux civils ont pris les armes, répondant à l'appel de la Patrie en danger. D'après les réseaux sociaux turcs, Erdogan a d'une part initié le transfert de 200 commandos de montagne des zones du Kurdistan iraquien vers le Nagorno- Karabakh, pour qu'ils remplacent les bataillons azéris fatigués autant qu'inaptes au combat en altitude sur terrain escarpé ; d'autre part, le transfert à grande échelle de nouveaux djihadistes libyens vers l'Azerbaïdjan : le cessez-le-feu (soutenu par la partie turque) dans l'ex-Jamahiriya pour une période de trois mois s'explique par l'active mobilisation des assassins de la Tripolitaine dans le but de poursuivre les hostilités au Caucase méridional... 700 à 900 djihadistes ont déjà été transférés en Azerbaïdjan au cours de la semaine écoulée via la Turquie et la Géorgie : si l'Arménie parvient à endiguer leur flot, ces mercenaires traiteront le sol azéri comme les Afghans payés par l'Arabie séoudite traitèrent le sol bosniaque durant la guerre d'Yougoslavie : en pays conquis.


L'invasion azérie de l'Artsakh est donc une guerre totale : Bakou a déjà violé (à l'instar des deux cessez-le-feu précédents acquis par la médiation russe) la trêve signée dimanche à Washington et entrée lundi matin en vigueur. Il n'y a donc aucune raison de fonder espoir sur l'annonce d'une nouvelle rencontre entre les diplomates des nations belligérantes le 29 octobre à Genève. L'armée azérie campe désormais à une dizaine de kilomètres du corridor névralgique, ce carrefour stratégique de Lachin qui assure la liaison entre la République mère et la République fille, soit à une portée de canon. Les coalisés n'ont avancé que dans la plaine méridionale du Haut-Karabagh grâce à leur suprématie aérienne, mettant logiquement à rude épreuve les défenseurs en terrain découvert mais, les montagnes ayant fait place au terrain plat, la supériorité en armes – notamment en drones – ne peut plus pallier l'infériorité des envahisseurs en force morale. Si la propagande azérie peut toujours vanter la libération de « Cent villes et villages », la plupart ne sont que de vagues hameaux désertés – les Arméniens ayant conservé le territoire le plus vaste et le plus important.


Samedi, le ministère de la défense artsakhais a évalué les pertes à 920 combattants « identifiés » auxquels il faudrait ajouter, selon des sources européennes et russes, les centaines de corps qui n'ont pu encore être récupérés par les deux camps de part et d’autre de la ligne de front ; le président Poutine a lui-même avancé le chiffre global de 5 000 victimes, au bout d'un mois de conflit. Les bombes à sous-munitions emportent bras et jambes : à l'hôpital Erebouni d'Erevan affluent des soldats de vingt ans, dans lesquels on croit reconnaître les généraux imberbes de l'An II – mais ceux-là sont par surcroît des croisés, qui défendent l'Europe chrétienne et l'Occident tout entier, contre un membre de l'OTAN. Ils ne sont point staliniens ou libertaires comme les milices kurdes et n'intéressent donc point l'intellectuel qui résiste en terrasse à Saint-Germain-des-Prés.


Rapport des forces au plan international : la Turquie court le risque d'abîmer un statu quo qui lui était favorable


L'Artsakh n'a pu jusqu'alors compter que sur le soutien militaire de l'Arménie et de la diaspora (150 millions d'euros récoltés en trois semaines). A ce jour, le Groupe de Minsk (OSCE), présidé par les Etats-Unis, la France et la Russie depuis 1994, n'a pu arriver qu'à l'organisation d'une rencontre faussement médiatrice à Genève, d'où l’Arménie était absente. Respectueux des traités, le président Poutine se refuse à toute réplique tant que les frontières de l'Arménie seule ne seront pas menacées ; il a cependant organisé à Moscou, le 9 octobre, des négociations entre les ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et arménien, après avoir envoyé Mikhaïl Michoustine à Erevan. Les négociations ayant abouti à la signature d’un cessez-le-feu pour le 10 à midi (sur la base d'un accord qui prévoyait, outre la restitution des prisonniers et des corps des victimes, la reprise des négociations de paix sous l’égide du Groupe de Minsk), l’arrêt des combats fut précédé d’un furieux pilonnage de la petite ville d’Hadrout – dont Bakou avait trop vite proclamé la « reprise » – et d’une vaste attaque de drones visant à aggraver in extremis le rapport de force dans un sens favorable aux agresseurs. Cette manœuvre scandaleuse n'a pas suffi : à 12h05, l’Azerbaïdjan reprenait les combats à Hadrout. Selon Erevan, Bakou aurait alors bombardé la République d’Arménie dans la ville frontière de Kaplan : si tel est bien le cas l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) se doit de porter assistance militaire à Erevan. Moscou n'aurait plus qu'à démontrer l’évidente implication turque, amenant l’OTAN à soutenir Ankara ou à exclure la Turquie de l’Alliance. Or, la communication internationale de la partie azérie se trouve assurée par le Nizami Ganjavi International Center, officine du nom d’un célèbre poète perso-turc du XIIe siècle, fondée à Bakou le 30 septembre 2012, cofinancée par l’Azerbaïdjan et la compagnie ExxonMobil, animée par des membres des services secrets de l’OTAN dans l’ancien Pacte de Varsovie et dont le Conseil administratif comprend de nombreuses personnalités politiques du Caucase, des Balkans, d’Europe orientale et des pays baltes, pour mobiliser la presse internationale contre le Peuple arménien. En effet, dans la revue publiée par ce groupe de pression (numéro d'avril dernier) l'ancien ambassadeur étasunien à Bakou Robert Cekuta, annonce que le moment était venu pour Washington de s’engager au Karabagh. Depuis le début du conflit, le Nizami Ganjavi International Center, sous la coprésidence de l’Egyptien Ismail Serageldin et de la Lettone Vaira Vike-Freiberga, mène une campagne de presse internationale pro-azérie. Ces folliculaires stipendiés veulent transformer la troisième guerre de l'Artsakh en troisième guerre mondiale. On sait que la seconde trêve humanitaire, conclue le 18 octobre, fut violée dans les mêmes conditions que la première.


Le président de l’Artsakh, Arayik Harutyunyan, a accusé le 11 octobre Tel- Aviv d’avoir activement participé à la guerre de Quatre Jours et de s’être impliqué en pleine connaissance de cause dans l'actuel conflit : de fait, le régime sioniste, dont 40% du pétrole provient d’Azerbaïdjan, fournit du matériel militaire moderne (entre autres, des drones-suicides IAI Harop qui ont déjà survolé le ciel artsakhais durant la guerre des Quatre Jours) aux Azéris depuis des années ; des officiers de Tsahal conseillent l’armée azerbaïdjanaise quant à l’utilisation de ces armes, dont la livraison a décuplé à la veille de l'invasion. L'ambassadeur arménien à Tel-Aviv a été rappelé le 1er octobre. Il s'agit pour Benjamin Netanyahou de soigner un partenaire stratégique dans le cadre de la grande alliance avec le monde sunnite pour déstabiliser l'Iran, lui-même soucieux de ne pas colérer sa nombreuse minorité azérie de confession chiite (13 millions de personnes). Les autorités de Téhéran ont cependant déclaré : « La frontière irano-arménienne est une ligne rouge pour nous. Aucun changement géopolitique n'est acceptable dans la région. » Ladite frontière constitue pour Erevan une artère vitale, l'Arménie étant cernée d'Est (Azerbaïdjan) en Ouest (Turquie et enclave azérie du Nakhitchevan) ; cette frontière est celle empruntée par les avions russes à destination d'Erevan, auxquels seul l'Iran ouvre son espace aérien.


Le 24, plusieurs missiles russes ont eu raison des sites de contrebande pétrolière à destination de la Turquie, semant la mort parmi les phalanges djihadistes qui infestent le nord de la Syrie. Deux jours plus tard, un camp d'entraînement de Faylaq Al-Sham a été pulvérisé, causant une centaine de morts et autant de blessés chez ces mercenaires qui s'apprêtaient à rejoindre l'Azerbaïdjan. Moscou a établi deux bases supplémentaire à la frontière artsakho-arménienne. Le système russe de brouillage électronique a eu raison de neuf drones d'attaque Bayraktar-TB2 (de conception austro-étasuno-anglo-canadienne et d'usage turc), Ottawa et Vienne ayant suspendu la livraison de composants indispensables à la création de ces engins, la Turquie ne pourra sans doute fournir encore son allié que peu de temps.


En somme, la situation pourrit, comme en Syrie septentrionale : il est difficile de ne pas y voir quelque opération de diversion pour une Turquie déjà engagée sur cinq autres fronts (avec le PKK chez elle et en Iraq, avec les YPG en Syrie, en mer face à la Grèce, en Afrique avec la guerre civile libyenne) afin de marquer des points en mer Egée voire à Chypre. Erdogan n'ira pas s'opposer frontalement à la Russie non plus qu'à la Chine pour défendre la minorité ouïghoure ; il ne peut parler fort qu'aux nains de Bruxelles – lorsqu'il menace Athènes pour contester le traité de Lausanne – et à ses clients africains – anciens Etats de la Communauté française tels le Mali et le Niger, abandonnés par le régime gaulliste à toutes les rapacités étrangères, qu'elles fussent marchandes ou confessionnelles. Ni kémaliste ni ottoman, le président turc est un apôtre maladroit – et d'autant plus dangereux – du pantouranisme vert.


Les prétentions turques, fruits du négationnisme stalinien

C'est le premier congrès des peuples d'Orient, réuni il y a un siècle (septembre 1920) à l'initiative de Zinoviev qui, conjuguant le cri de guerre islamique à celui de l'insurrection bolchevique mondiale lancé par Lénine, engendra le djihad rouge. Cet hybride totalitaire, détruisant l'Algérie française avec l'active complicité du pouvoir gaulliste, survécut à l'effondrement de l'URSS pour causer la guerre en Tchétchénie, les attentats d'Al-Qaida puis ceux du Califat, fidèles à la ligne de justification du terrorisme islamique par la misère supposée de ses auteurs. Le territoire arménien du Haut-Karabagh fut rattaché à l'Etat azéri le 4 juillet 1921, en vertu de la décision du bureau caucasien du Comité central du parti bolchevik, relayant la volonté d'un « petit père des peuples » soucieux de complaire non seulement à l'Azerbaïdjan pétrolifère mais à la Turquie kémaliste. Cette spoliation faisait suite à la soviétisation de l'Azerbaïdjan (avril 1920), à la prise du pouvoir par les Bolcheviks (novembre suivant) et à la création du « couloir azéri » séparant le Haut-Karabagh (reconnu en 1923 comme un oblast autonome) de l'Arménie, quoique ce couloir fût peuplé d'Arméniens. L'oblast s'est proclamé république socialiste soviétique le 20 février 1988 dans le contexte du dégel et de la lourde défaite soviétique face aux djihadistes afghans, prélude à la proclamation de son indépendance par l'Assemblée nationale (2 septembre 1991) : dans l'intervalle, l'Azerbaïdjan mena des pogroms anti-arméniens, tuant des civils par centaines.

Un seul « Peuple à deux Etats » : l'Arménie-Artsakh, frère en Liberté du Peuple français

Combien de temps le vaillant Peuple arménien pourra-t-il tenir ses positions, avec si peu de divisions et un territoire morcelé ? Ses enfants trouvent la force morale des causes légitimes dans le droit et l'histoire : les églises arméniennes d'Artsakh furent construites il y a mille ans de cela, la province est arménienne depuis le IVe siècle, ses sommets enneigés ont abrité la résistance nobiliaire aux Perses et aux Arabes du Ve siècle aux XVIIIe. Indépendant de 1722 à 1730 sous l'autorité du héros David Bek, le territoire s'est restauré en République arménienne de la montagne entre 1918 et 1921, alors que l'Arménie faisait face tant à la Turquie qu'à la subversion bolchevique. Au-delà du fait que l'Arménie soit aussi fille aînée de l'Eglise (son roi reçut le baptême catholique deux siècles avant Clovis), l’amitié franco-arménienne plonge ses racines dans la plus vieille histoire politique : le dernier roi d’Arménie, Léon VI de Lusignan, mort en France, repose auprès de nos rois, dans la basilique de Saint-Denis. Le 17e sommet de la Francophonie, qui se déroula à Erevan sur fond d'hommage à Charles Aznavour, n’était que le dernier éclat officiel d'une amitié séculaire qui doit survivre à tous les gouvernants déloyaux ou illégitimes.


Les progressistes en marche, traîtres à l'amitié franco-arménienne !


De son côté, Emmanuel Macron s'est condamné lui-même à « l'état de mort cérébrale », tout au moins à l'impuissance, en refusant d'évoquer le djihad turc dans son ensemble : on ne réglera pas les problèmes méditerranéens (Grèce et Libye) en faisant l'impasse sur ceux du Mashreq (occupation de l'Iraq, de la Syrie)... et encore, l'occupation de Chypre ou l'agitation pro-turque en Alsace, encouragée par Erdogan (discours du 4 octobre 2015 au Zénith de Strasbourg, devant 12 000 membres de la diaspora, incitant à la conquête démographique de la France) ne suscitent guère de réponse française. Héritier de Sarkozy et d'Hollande, Macron n'ose pas demander trop d'explications à la Turquie concernant les tueurs de la prétendue Armée Nationale Syrienne (issue des séquelles de l'Armée syrienne libre) dépêchés contre la République d'Artsakh : Erdogan aurait beau jeu de lui répondre que cette faction barbare bénéficiait tant de sa bienveillance que de celle des présidents français qui ont voulu détruire le régime laïc et social de Damas !


Malgré ses velléités, Macron reste prisonnier de la ligne néoconservatrice établie par le retour dans le commandement intégré de l'OTAN, la mise à mort de la Jamahiriya libyenne et le soutien aux rebelles musulmans de Syrie. Cette tiédeur s'est vérifiée le 13 octobre, lorsque Jean-Yves Le Drian a repoussé toute reconnaissance française de la République d'Artsakh, au nom de l’impartialité que l'on doit attendre d'un médiateur. Du reste, l’Allemagne paralyse comme à son habitude toute initiative européenne, empêchée qu'elle est par sa nombreuse minorité turque. Où était Emmanuel Macron l'année dernière, lorsque les tribunaux administratifs annulaient les Chartes d’Amitié entre plusieurs villes françaises (dont Valence, Bourg-Lès-Valence, Bourg-de-Péage, Arnouville et le département de la Drôme) et des villes de l’Artsakh ? L’annulation de ces chartes répondait aux exigences de l’Azerbaïdjan, préalables à l'achat d'armes françaises. Ceux qui protestaient aux côtés des 700 000 citoyens français d'origine arménienne contre ces ventes prédisaient que les armes en question mettraient tôt ou tard en péril la vie de dizaines de milliers de civils Arméniens vivant dans la province assiégée.


Agir, avant que l'Artsakh ne soit rayé de la carte et l'Arménie frappée au cœur


La puissance pétrolière assurera-t-elle à jamais l'impunité ? Les massacres que la Turquie perpétra en Arménie par haine raciale et religieuse (1894-95 et 1915-23) seront-ils enfin rappelés ? Même le secrétaire général de la Ligue arabe a condamné la Turquie immédiatement suivi par le président Bachar el-Assad qui a pu récapituler à l'occasion l'action criminelle menée dans son pays par Ankara depuis neuf ans. Si rien n'est fait au plus vite, l'Artsakh serait défait, ses ressortissants massacrés. Les conditions sont pourtant réunies d'un partenariat historique entre l'Occident et le monde arabe, face à la coalition turcophone.


Membre du Groupe de Minsk, l'Etat français, fort de sa tradition arbitrale et de son rayonnement international, doit aider à préserver l'équilibre géopolitique mondial tout en modifiant le rapport de forces, suivant le principe de légitimité : en reconnaissant la République d'Artsakh, avec pour préalable la démission du Premier ministre Nikol Prachinian dont le libéralisme atlantiste a isolé l'Arménie, fournissant un prétexte idéal à l'agression turque ; en fermant toutes les mosquées, facultés, lycées et centres culturels politiquement alignés sur l'AKP ; en proposant la tenue d'une conférence à Paris, réunissant la Ligue Arabe, l'OTAN, l'Iran, la Russie et l'Inde pour organiser l'endiguement du djihad pantouranique. Cette conférence devra étudier : la normalisation des rapports entre la République arabe syrienne et la Ligue arabe ; la mise en place de toutes les sanctions envisageables contre Ankara jusqu'au désarmement des milices pro-turques entre la Tripolitaine et le Caucase, la délimitation des zones exclusives en mer Egée au bénéfice d'Athènes, le retour des républiques chypriote, syrienne et iraquienne à leur intégrité territoriale ; la réunion de l'Artsakh à l'Arménie, cette Arménie Unie devant voir sa cohérence géographique et son unité politique assurées par la reconnaissance de sa souveraineté sur l'ensemble du territoire azerbaïdjanais sous contrôle militaire arménien, contre la reconnaissance d'une souveraineté azérie pleine et entière sur le Nakhitchevan – la Russie se portant garante d'un tel accord pour Erevan et l'Iran pour Bakou ; le maintien de la Turquie de l'OTAN subordonné à la rectification de ses frontières occidentales et orientales dans l'esprit du traité de Sèvres, M. Erdogan ayant bafoué le traité de Lausanne pour faire de la grande Turquie issue du combat kémaliste un foyer de déstabilisation internationale – l'Italie, la France et le Royaume-Uni n'envisageant bien sûr aucune zone d'influence dans l'intérieur des frontières de la nouvelle Turquie, qui sera reconnue unique puissance mandataire de l'Etat kurde enfin créé.

F.G., pour natdem.fr

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